Disparition dAntoine de Brugerolle

Récapitulatif

30 septembre 2008

Les recherches ont repris


Les recherches pour retrouver le petit Antoine, 6 ans et demi, porté disparu le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), ont repris lundi à Perrier avec lexploration de grottes par des spéléologues de la gendarmerie.

La zone, un ensemble de quelque 300 cavités et cavernes troglodytes situé à Perrier, à environ 4 km à louest dIssoire, avait déjà été explorée par des gendarmes et des chiens peu après le signalement de la disparition de lenfant.

Tout le secteur a été examiné plus en profondeur durant toute la journée par des spéléologues du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Grenoble.

Le 27 septembre, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, avait déclaré que les recherches étaient «suspendues» mais quelles reprendraient au «moindre développement» de lenquête.

On ignore ce qui a motivé ces nouvelles recherches.

Suspension des recherches


28 septembre 2008

Les recherches pour retrouver le petit Antoine, 6 ans et demi, porté disparu le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), sont désormais suspendues et reprendront au moindre développement de lenquête, a-t-on appris samedi auprès du procureur de la république de Clermont-Ferrand Jean-Yves Coquillat.

On est entré dans une phase denquête. Les recherches sont suspendues et reprendront au moindre développement, a déclaré à lAFP M. Coquillat.

Ce dernier avait déclaré vendredi que lenquête sur la disparition dAntoine ne fai(sait) que commencer et quil nexclu(ai)t aucune hypothèse, y compris le cercle familial de lenfant.

Dans la journée, sur la foi de témoignages, les gendarmes mobiles avaient ratissé, en vain, le bois de Suc et sondé un plan deau voisin, au Vernet-la-Varenne (Puy-de-Dôme), village dorigine de Sébastien, le concubin de la mère dAntoine. Des témoins avaient affirmé avoir vu des individus jeter un sac dans cet étang.

Parallèlement, la mère dAntoine, Alexandrine, 23 ans, placée en garde à vue mercredi à Clermont-Ferrand puis remise en liberté jeudi soir sans charge retenue contre elle, avait passé la journée chez son avocate afin de se constituer partie civile dans ce dossier.

Elle sest déclarée excédée et ulcérée quon la soupçonne davoir fait du mal à (son) gosse dans un entretien samedi dans le quotidien La Montagne. La vérité la voilà. Mon fils, je laime. Il me manque, a-t-elle déclaré au journal.

Son concubin Sébastien, un marginal de 29 ans et également placé en garde à vue mercredi, a été écroué mais dans le cadre dune affaire distincte de trafic de stupéfiants.

Six autres gardés à vue, des amis du couple âgés de 20 à 30 ans, ont été également relâchés jeudi sans aucune charge retenue contre eux.


La maman dAntoine et son compagnon en Garde à vue.


24 septembre 2008

Lenquête sur la disparition dAntoine, 6 ans et demi, porté disparu le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), sest accélérée mercredi avec le placement en garde à vue de huit personnes, dont la mère de lenfant et son concubin.
Alexandrine, 23 ans, et son compagnon Sébastien, 29 ans, ont été placés en garde à vue mercredi après-midi, ainsi que six autres proches du couple, a indiqué à lAFP le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
Selon une source proche de lenquête, ces gardes à vue se déroulent dans les locaux de la gendarmerie dIssoire et de Clermont-Ferrand.
Les juges dinstruction et les enquêteurs ont estimé quils avaient suffisamment déléments pour passer à cette phase-là, pour leur poser des questions, a expliqué le procureur, se refusant à dire de quels éléments nouveaux il sagissait.
Dans laprès-midi, les enquêteurs, assistés de spécialistes de lidentité judiciaire et de techniciens en identification criminelle, ont effectué une nouvelle perquisition, encore plus poussée, et durant près de deux heures, dans lappartement de la mère, dans le vieil Issoire, a-t-il dit.
Les gendarmes ont arraché le plancher pour faire de nouveaux prélèvements, dont les résultats seront connus pendant la durée de garde à vue, a expliqué M. Coquillat.
Il y a quelques jours, deux petites gouttes de sang du petit garçon avaient été relevées dans la chambre dAntoine. Mais le procureur avait alors estimé que cela ne constituait pas un élément déterminant, puisque ces taches (pouvaient) avoir été faites à loccasion dun saignement de nez ou dune coupure accidentelle.
Durant leur garde à vue, les enquêteurs vont interroger le couple et leurs proches sur les nombreuses zones dombre qui demeurent dans ce dossier, notamment sur la date exacte de la disparition de lenfant.
Il nous faut un certain nombre de réponses, a souligné le magistrat, qui fera un point presse jeudi à 17H00.
Lhypothèse dune fugue du petit garçon, un temps privilégiée, avait rapidement perdu toute consistance, et le 14 septembre le procureur ouvrait une information judiciaire pour enlèvement et séquestration de mineur.
La mère dAntoine avait affirmé à plusieurs reprises aux enquêteurs quelle était sortie dîner au restaurant avec son concubin le 11 septembre vers 20H00, et quils avaient constaté la disparition de lenfant à leur retour, vers 21H15.
Or lenfant, qui avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, nétait pas retourné en classe depuis, en raison dune gastro-entérite, selon sa mère, laquelle na jamais répondu aux appels du directeur de lécole sinquiétant de cette absence.
Selon des témoins, lenfant aurait été aperçu pour la dernière fois le 6 septembre.
Les gendarmes ont continué par ailleurs à recueillir un maximum de témoignages sur la personnalité de la mère et de son concubin, tous deux déjà condamnés à des peines de prison ferme pour trafic de stupéfiants.
On est chez des gens un peu particulier, a souligné le procureur. Cest apparu au fil des auditions et cest pourquoi on continue de recueillir des témoignages, car il faut un maximum déléments auprès de témoins et de gens qui les connaissent, a-t-il dit.


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Disparition dAntoine de Brugerolle de Freysinette

14 septembre 2008

La thèse de lenlèvement prend le pas sur la fugue


La thèse de lenlèvement a pris le pas sur la fugue, avec lannonce dimanche de louverture dune information judiciaire pour enlèvement et séquestration de mineur, après la disparition dAntoine, 6 ans et demi, du domicile de sa mère à Issoire (Puy-de-Dôme).

Plus le temps passe, plus lhypothèse de la fugue perd de la consistance et je ne suis pas très optimiste, a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, au cours dune conférence de presse au palais de justice de Clermont-Ferrand.

Il y a des choses que je peux vous dire et dautres que je ne peux pas vous dire car cest une enquête très difficile, (et) je ne peux pas prendre le risque de la compromettre, a ajouté le magistrat dune voix grave.

Agée de 23 ans, la mère dAntoine a affirmé aux enquêteurs quelle était sortie dîner au restaurant avec son nouveau concubin, jeudi soir vers 20H00. A leur retour, vers 21H15, ils avaient constaté la disparition de lenfant.

Aucune trace deffraction navait été relevée dans lappartement situé au premier étage dun immeuble ancien dans le centre dIssoire, accréditant dans un premier temps la thèse dune fugue du petit garçon, décrit comme très débrouillard et au caractère affirmé.

Dautant que, selon sa mère, Antoine aurait emporté quelques biscuits dans son sac de sport.

Serveuse dans un bar-restaurant dIssoire, la jeune femme a été entendue à deux reprises par les enquêteurs et a maintenu ses déclarations, selon le procureur.

Selon elle, Antoine, qui avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, nétait plus retourné à lécole dès le lendemain, car il souffrait dune gastro-entérite.

Or depuis cette date, il ny a aucun témoignage crédible de personnes qui auraient vu lenfant, a souligné M. Coquillat.

Lenfant na pas vu de médecins, il ny a pas de certificat médical, a encore relevé le magistrat, pour qui rien ne corrobore la version de la mère, elle-même en arrêt maladie pour une raison indéterminée.

La jeune femme, en outre, na jamais répondu aux appels du directeur de lécole qui sinquiétait de labsence de lenfant, a ajouté le procureur, regrettant que ce dernier nait pas alors alerté la gendarmerie.

Tout comme son nouveau concubin âgé de 29 ans, la mère dAntoine est connue des services de gendarmerie. En 2003, elle avait été condamnée en correctionnelle à Clermont-Ferrand, à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis pour trafic de stupéfiants, selon le procureur.

Dimanche matin, une trentaine de gendarmes ratissaient toujours le secteur autour du domicile de lenfant avec lespoir de le retrouver vivant.

On procède à des vérifications sur des endroits où on est déjà passés, notamment des hangars, a expliqué à lAFP le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la Région de gendarmerie dAuvergne.

Description du petit Antoine


Antoine mesure 1,10 m, pèse 19 kg, et a les cheveux châtains et les oreilles percées. Au moment de sa disparition, il portait un pantalon bleu de type treillis, un T-Shirt blanc, un pull bleu clair, une veste marron et des chaussures Nike rouge, noir et argent.


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